Les comptes-rendus de nos manifestations.

Affluence et ferveur pour l’exposition HOMMAGE À YVES MATTELIG, aquarelliste triellois, organisée par « Triel, Mémoire & Histoire » en partenariat avec « Les Peintres de Triel et de son canton » les 21 et 22 octobre 2017, salle Grelbin.

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Yves Mattelig, aquarelliste aussi discret que talentueux,  éperdument amoureux de Triel, était bien présent à travers les dessins, esquisses et aquarelles figuratives laissées par celui qui restait dans l’esprit de ses nombreux admirateurs comme l’un des meilleurs défenseurs de l’image de notre cité.

ID567 04 Expo MatteligTriellois de naissance, Yves Mattelig est resté Triellois de cœur, avocat inconditionnel de la poésie dégagée par la Seine et ses berges, la vallée et ses coteaux verdoyants, ses belles meulières et ses toits de maisons de ville regroupées autour de Saint-Martin, notre superbe église.
Notre artiste local était aussi un talent reconnu bien au-delà de Triel-sur-Seine.  Familier des salons d’art de toute la région, où il était invité et distingué très régulièrement, c’était aussi un habitué des galeries parisiennes où la précision de son regard et de ses pinceaux était remarquée.
Mais Yves Mattelig n’était pas qu’un artiste admiré. C’était aussi un enseignant, un maître qui permettait à chacun de s’épanouir tout en restant exigeant sur la technique à mettre en œuvre. Nombreux sont les élèves qui ont pu bénéficier de ses conseils avisés et qui gardent un souvenir vivace et une grande affection pour cet observateur passionné de Triel, mais aussi du monde. Les carnets de croquis, rapportés de ses multiples voyages, en témoignent!ID567 03 Expo Mattelig
Disparu trop tôt, Yves Mattelig nous manque. Ce sentiment était partagé par tous ceux qui ont eu la chance de le rencontrer et d’échanger avec lui sur tel ou tel aspect du motif, sur la lumière, sur l’ambiance ou sur le temps qui passe et qu’il convient de fixer, pour le souvenir et pour le plaisir…
Ce constat nous a conforté dans notre décision de mener à bien l’édition d’un recueil de ses aquarelles, véritable balade trielloise, voulu et commenté par Florence Paillet, tiré à 200 exemplaires.
ID567 01 Expo MatteligA l’heure du décrochage des cimaises, il ne restait plus d’ouvrages disponibles…
Que les amateurs se rassurent : une seconde édition sera bientôt lancée.
Au cours du vernissage de cette manifestation exceptionnelle, marquée par la présence de sa fille Valérie, de sa famille et de ses plus proches amis, beaucoup de souvenirs furent évoqués et l’émotion était au rendez-vous.
En remerciement, une grande aquarelle consacrée aux multiples angles de vue sur l’église Saint-Martin de Triel a été offerte à la Ville par Valérie Mattelig.

Danièle Houllemare

Ce samedi 20 novembre 2016, nous sommes reçus Jean-Claude et moi, dans le cadre très agréable du château Chanorier, à Croissy, par les responsables du cercle historique « La Mémoire de Croissy ». A leur invitation nous devons réitérer la conférence déjà présentée à Triel au mois de mai. Cette manifestation était l’aboutissement d’une aimable collaboration entre « Triel, Mémoire & Histoire » et « La Mémoire de Croissy ».
ID555 01 ConférenceLTL CroissyEn effet, le travail que Jean-Claude a réalisé sur Lambert et Tissandier l’avait conduit à prendre contact avec le cercle historique de Croissy – ville où Paul Tissandier vécut de nombreuses années – dans l’espoir d’y trouver quelque piste nouvelle pour ses recherches. Non seulement Jean-Claude reçut un accueil particulièrement chaleureux des responsables de « La Mémoire de Croissy », mais il eut le bonheur inespéré d’y rencontrer les petits-enfants de Paul Tissandier, qui lui ouvrirent très généreusement leurs abondantes archives familiales. Ainsi il put considérablement enrichir ses connaissances sur Charles de Lambert et Paul Tissandier, pionniers de l’aviation et créateurs de cette étrange machine, appelée hydroglisseur, qui avait battu le record du monde de vitesse sur l’eau à Triel en novembre 1913.
L’autre sujet de la conférence portait sur l’illustre Pierre-Georges Latécoère, homme de convictions à l’esprit novateur, qui fut à l’origine de l’Aéropostale, la première ligne aérienne régulière au monde. Pour illustrer ce travail, j’ai pu puiser dans l’important fonds photographique de la Fondation Latécoère, grâce à l’aimable autorisation de Bernadette Desalbres.
Forts de ce que nous estimions être une marque de confiance du cercle historique local à notre égard, mais également soucieux de ne pas décevoir – d’autant qu’un membre de l’Aéroclub de France nous honorait de sa présence – nous avons déroulé notre présentation devant un public attentif et passionné par l’évocation des débuts de l’aviation.
Ce moment de rencontre et de partage fut particulièrement agréable.


Danièle Houllemare

ID545 01 Expos UniversUne belle assistance avait très tôt investi la salle Grelbin, en ce samedi 1er avril. Des habitués bien sûr, mais aussi de nombreux visages « inconnus » de notre association, des proches, des initiés, mais tous auditeurs attentifs et passionnés par l’exposé structuré de Françoise Desmonts, qui s’intéressait avec brio à l’historique des grandes expositions internationales organisées en France, à Paris.
Elle s’attacha à mettre en perspective les innovations qui jalonnèrent les deux derniers siècles et les retombées positives, économiques et sociétales liées à ces événements.
Appuyé comme il se doit par une présentation visuelle très étoffée, elle réussit à balayer les différents thèmes de sa présentation, avec l’apport de nombreuses citations d’auteurs, nourries de ses recherches larges et approfondies.
A l’issue de sa conférence, unanimement saluée par un auditoire exigeant et conquis, elle se prêta de bonne grâce au jeu des questions et aux échanges informels qui clôturent traditionnellement les manifestations de notre association historique, autour d’un verre partagé.
Françoise était assistée d’Annie-Michèle, Micheline et Solange, qui n’étaient pas trop de trois, pour tenir le stand des Éditions de TMH, où chacun aura pu trouver sa dernière monographie, mais aussi tous les ouvrages également disponibles à « La Boutique », et livrables par Poste.

Si vous n'avez pas eu la chance d'assister à cette conférence, vous pourrez doncvous procurer la monographie  sur notre Boutique.

Jean-Pierre HOULLEMARE

 Ce jeudi 27 avril, bon nombre de nos adhérents partait pour la visite annuelle, devenue traditionnelle, vers le Petit Moulin des Vaux de Cernay. La route était presque libre et nous avons traversé de charmants villages, au cœur de la vallée de Chevreuse, parsemée de champs de colza, nous faisant oublier que nous étions seulement à une quarantaine de kilomètres de Paris.

 

ID551 01ID551 02Nous sommes accueillis par nos organisateurs, Françoise et Jean-Claude et la conférencière. Une matinée sur les traces des moulins sous étang, des peintres du paysage, soucieux de représenter la nature dans sa réalité, avec ses rus, ses étangs, ses chaos de grès éboulés, ses moulins blottis dans une forêt lumineuse plantée de nombreuses essences parmi lesquels le chêne, le charme et le châtaigner.

Ces peintres-là, de la « Colonie des peintres de Cernay » fuyaient Barbizon et son effervescence, profitant de ce nouveau moyen de locomotion qu’était le train. Ils appréciaient le calme et la beauté du site et découvraient la peinture sur le motif grâce à l’apparition des tubes de peinture, d’utilisation pratique. Léon Germain Pelouse (1838-1891), le chef de file de ce mouvement, découvrit Cernay en 1870. Un monument érigé en 1897, rappelle son influence.

Le joli musée du « Petit Moulin » nous a permis de confirmer ce que nous avions observé au cours de notre promenade, en nous relatant l’histoire géologique du site et en accompagnant, par le biais d'une vidéo, Guy de Maupassant, grâce à son carnet de voyage rédigé lors d’une visite de l’endroit ! Charmant !

Le déjeuner pris dans une auberge, presque « dans son jus » nous a régalés et revigorés. Après cette agréable pause, nous sommes partis à pied, à la découverte du château de La Celle- les-Bordes, tout proche.

ID551 03ID551 04Sur le seuil de la porte le propriétaire, qui se désigne « conservateur privé », nous accueille et présente sa demeure.

A l’intérieur,  cet amoureux du site nous retrace son histoire à grands traits.

Depuis 1363, les terres appartiennent à la famille de Harville. C’est Claude de Harville, protégé de Henri IV, qui fait construire le château en 1610 et pendant plus de trois siècles il restera dans cette famille. Après plusieurs successions, il reviendra à la Duchesse d’Uzès qui développe sa passion pour la vénerie, dont il reste d’ailleurs aujourd’hui une imposante collection de trophées : dans le grand escalier d’honneur et dans le grand salon dont le plafond est occupé par huit cents bois : ce qui ne manque pas d’être très impressionnant.

C’est en 2004 que Thierry Godet achète le château. Il nous offre en partage le lieu, ne cachant pas sa passion pour les objets d'art, qu’il semble souhaiter réunir jusqu’à satiété. Mobilier, tableaux, statues, tapis, mosaïques se côtoient, se marient dans une recherche permanente à se répondre.

Après deux heures de visite, le maître des lieux nous raccompagne, non sans nous avoir offert un rafraîchissement.

Voilà un homme qui ne peut que trouver ses journées trop courtes, tant il veut découvrir encore et encore…

Merci à lui , à Françoise et à Jean-Claude.

 

Danièle Houllemare

Ce samedi 11 mars 2017 fut la première belle journée de l’année. Après un hiver froid et interminable, le soleil venait enfin nous réchauffer de ses doux rayons. Mais ces premières douceurs printanières allaient-elle voler des auditeurs à notre conférence sur Octave Mirbeau ?... Pourtant, tel ne fut pas le cas. Au moment où notre conférencière s’empara du micro, il n’y avait plus une seule place assise dans la petite salle Grelbin.

C’est avec beaucoup de conviction, de passion, mais aussi de talent qu’Elena Fornero-Sandrone, journaliste et chargée de recherches sur Albert Adès, a fait revivre pour nous la rencontre entre le vieil Octave Mirbeau, alors au crépuscule de sa vie, et Albert Adès, jeune auteur encore en quête de reconnaissance. Elena Fornero-Sandrone connaît son sujet sur le bout des doigts et fait montre d’une très vive ardeur quand elle évoque les relations de ces deux personnages originaux, leurs conversations sur l’Art et la Nature ou leur amour commun pour la littérature.

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Le public fut enthousiasmé et même conquis et les très nombreuses questions et interventions des spectateurs, qui émaillèrent la seconde partie de la conférence, montrèrent leur intérêt pour ce sujet et notamment pour le personnage d’Octave Mirbeau, resté encore si énigmatique de nos jours.

Enfin, comme le veut la tradition, l’après-midi s’est terminé par une discussion autour du verre de l’amitié, ainsi que par la vente de nombreuses brochures.

ET si d'aventure vous avez manqué cette conférence, commandez dès maintenant la monographie sur notre Boutique TMH.

Jean-Claude DESMONTS

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