Les comptes-rendus de nos manifestations.

Salle GRELBIN « archi-comble » ce samedi 9 février 2019 pour la présentation commentée de trois films réalisés par un Triellois nommé Jean Saloz, passionné de cinéma, qui occupait ses loisirs à capter la vie quotidienne dans les rues de Triel avec sa caméra 16 mm, au milieu du siècle dernier.

ID632 02 Annees 50 a TrielPlus de 150 personnes ont investi le lieu, assis confortablement ou à même le sol, debout le long des murs, pour partager et véritablement communier, dans un silence souvent recueilli, ponctué d’élans d’enthousiasme et de commentaires bienveillants !
Jean-Claude Desmonts, amateur lui aussi passionné par l’image, avait bien travaillé en amont à l’accompagnement musical des trois films présentés, ID632 03 Annees 50 a Trieldont un seul avait été sonorisé par l’auteur, Jean Saloz, dont il ne manqua pas de souligner la maîtrise des plans, très modernes pour l’époque. Commentateur pour l’occasion, il s’attacha à détailler chaque séquence importante, en insistant sur les aspects les plus significatifs, bien connus de nombreux spectateurs, mais souvent nécessaires pour les Triellois de plus fraîche date.
C’est grâce à la volonté de partage de quelques collectionneurs que Triel, Mémoire & Histoire a pu faire numériser, par l’entreprise trielloise Les Films Biographiques, quelques-unes des œuvres de Jean Saloz et présenter trois d’entre elles au nombreux public présent : Folklore à Triel, Le nouveau Pont de Triel et celui qui fit la célébrité de son auteur, Mon Village au bord de l’eau.

ID632 01 Annees 50 a TrielLes fêtes folkloriques, le bac et la passerelle provisoires, le nouveau pont, le marché des bords de Seine, les fêtes religieuses, furent autant de sujets que l’infatigable cinéaste a fixés sur la pellicule. Ces films, qui illustrent avec une saisissante vérité la vie de notre petite ville au lendemain de la guerre, constituent d’irremplaçables et précieux témoignages. Soixante ans après, c’était pour les plus âgés de l’assistance, un concentré d’émotions qui donnèrent lieu à des échanges multiples et des récits de souvenirs personnels complémentaires des images et enrichissants.
C’est tard dans l’après-midi que les derniers spectateurs quittaient la salle à regret, non sans avoir partagé le verre de l’amitié et de belles retrouvailles avec leur passé.

Jean-Pierre Houllemare

Que ceux qui n’ont pu assister se rassurent : ils peuvent apaiser leur déception en commandant le DVD Les années 1950 à Triel sur la Boutique de TMH (10 €)

Rendez-vous avec  Madame

15 septembre 2018. Temps superbe.  La Seine est calme. Triel en fête s’anime tôt le matin. Les lointains voisins d'outre-Rhin sont venus nombreux. Cinquantième anniversaire du Jumelage Triel-sur-Seine/Seligenstadt oblige : 1968 n'est pas si loin et la joie de se retrouver, de se rencontrer est restée intacte.

Au bord de l'eau, rive gauche, juste en face du Chantier naval de M. Mallard, une structure de toile blanche abrite, bien alignés, des séries de documents anciens qui vont attirer une multitude de visiteurs. Grands et petits discutent, s'interrogent : Qu'expose-t-on ? Qui est présent ? Pourquoi cet enthousiasme ? Et ces vidéos c'est quoi ? Dès le premier coup d'œil la réponse éclaire les visiteurs, les exposants expliquent : c'est Guy de Maupassant qu'on honore ! A l’initiative de Triel, Mémoire et Histoire son séjour en 1889 à la villa Stieldorf  y est largement évoqué.

Cartes postales anciennes du Triel de jadis, la maison qu'il habita, ses amis et voisins, leurs activités et surtout sa passion : le canotage ! A cette occasion et pour recréer cette  ambiance Belle Epoque, une des barques de l’écrivain qui navigua réellement ici en son temps, a été convoyée depuis Chatou. Fière réplique de son ancêtre, elle sera la vedette de l’évènement et la foule ne s’y est pas trompée. Tout le monde est là pour assister à sa mise à l’eau… Mais ce n’est pas tout ! Un sosie (plus vrai que nature) de l’écrivain   embarque  avec deux amies très chères : l’une habillée de blanc représente la première femme de Georges Bizet, la seconde, habillée de noir  joue un autre rôle, celui de la petite-fille d’Alexandre Dumas père… Un jeu ? Non mais la reconstitution d’une photo d’époque qui représente cette scène immortalisée par le comte Primoli, un ami italien de Guy de Maupassant.

Quel choc d’assister à ce spectacle incroyable, à ces allers/retours sur fond de paysage triellois, joyeusement  animé par les voiliers du Yacht-club tout proche, dans une ambiance musicale de chansons populaires que tous les assistants reprennent en chœur.  

Les photos de référence qui ont servi à la reconstitution ont été agrandies et sont exposées  sous la tente non pas pour le plaisir des yeux mais pour que chacun découvre l’aspect de cette rivière qui nous est familière et puisse aussi voir le vrai Guy de Maupassant hors des portraits très connus et figés que les photographes de l’époque nous ont transmis.               

Le clin d’œil à l’Histoire que les associations TMH et SEQUANA se sont autorisées ce 15 septembre. En effet,  le déplacement en valait la peine car il leur a permis, étonnés mais ravis, de charger dans leur boîte à souvenirs une rencontre avec Madame devant ce chantier Mallard qui a vu passer tant d’évènements nautiques…  Ah ! J’oubliais ! Madame, c’est le nom de la barque !

NB : L’ouverture de la manifestation était assurée par le Ski Nautique de Triel, que ses participants soient ici remerciés. Ils ont apporté une note d’émotion au regard de ces drapeaux allemands, européens et français fièrement déployés au-dessus du fleuve.

Merci au musée de la Vallée de Chevreuse pour le prêt du film sur Maupassant, et à l’association Arts et chiffons pour sa belle figuration.

 

Claude Barouh

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ID586 01 Confrence Latecoere St CyrLe 10 mars 2018, pour la seconde fois, nous sommes intervenus à l’aéro-club Paul Tissandier de Saint-Cyr-l’École pour une conférence qui fut pour nous un pur moment de bonheur. Après notre intervention du 20 janvier, où nous avions évoqué le Comte de Lambert, Paul Tissandier et les origines de l’aviation, cette fois c’était au tour de Danièle Houllemare d’intervenir pour retracer l’histoire de l’Aéropostale et de son très charismatique fondateur, Pierre-Georges Latécoère.
Quoi de plus naturel que d’évoquer l’histoire de l’aviation dans un aéro-club ? Et justement à l’aéroclub Paul Tissandier, on rencontre de nombreux pilotes qui aiment parler de leur passion pour les avions et les voyages aériens et pour qui voler est, plus qu’un simple plaisir, un besoin vital. C’est donc un public passionné et enthousiaste qui a suivi cette conférence avec le plus grand intérêt, n’hésitant pas à intervenir et à poser de nombreuses questions.
La soirée s’est terminée autour du verre de l’amitié, dans une ambiance conviviale, bon enfant et sympathique. L’accueil que nous avaient réservé les responsables de l’aéro-club fut particulièrement chaleureux et des liens forts se sont tissés entre nos deux associations.
Jean-Claude Desmonts

Conférence du 7 avril 2018 sur Les Faïences Françaises

présentée par Françoise CAMUT – LE RIBOTEUR

 

La salle Grelbin était comble ! Parents, amis, amateurs d’art ou collectionneurs, ils étaient tous là pour entendre le propos de notre conférencière du jour, dont c’était la première présentation au titre de notre association « Triel, Mémoire & Histoire ».
ID589 01 Confrence Faiences FrancaiseUne prestation réussie, grâce à un travail d’équipe qui réunissait autour de Françoise plusieurs compétences qu’elle se plut à remercier chaudement, à la fin de son intervention.
Une heure durant, elle passa en revue les spécificités des onzeID589 02 Confrence Faiences Francaise
faïenceries qu’elle avait sélectionnées, non sans avoir introduit le sujet en évoquant l’évolution des techniques, ID589 03 Confrence Faiences Francaiseet conclut avec un éclairage sur le professionnalisme nécessaire pour répondre aux collectionneurs les plus avertis.
Ainsi, de Quimper à Lunéville, de Nevers à Moustier, l’auditoire mesura l’étendue des différentes productions et leurs caractéristiques.
Bien évidemment, la faïencerie de Gien fut aussi largement évoquée, puisqu’elle était à l’origine de la curiosité et de la passion partagée de notre intervenante.
Rappelons que la présentation était soutenue par la projection d’un diaporama riche d’exemples originaux, voire rares, et qu’une exposition de pièces diverses donnait un bon aperçu en « 3 dimensions » de cet art du moulage et de la décoration.
Conclusion traditionnelle et conviviale de cet après-midi autour du verre de l’amitié.


Jean-Pierre HOULLEMARE

Salle comble, samedi 10 février 2018, pour accueillir à Triel l’arrière-petite fille d’Emile ZOLA, écrivain majeur de la littérature française et défenseur acharné de la vérité et de la justice.
C’est avec un immense plaisir que « Triel, Mémoire & Histoire » avait invité Martine LE BLOND-ZOLA, ardente admiratrice de son aïeul, lectrice de l’ensemble de son œuvre dès l’adolescence et depuis des décennies, animatrice permanente de l’Association des amis de la maison d’Emile Zola.

ID585 02 Conference Leblond Zola
Le rendez-vous était exceptionnel et tous les auditeurs présents auront pu pénétrer, grâce au portrait esquissé par notre conférencière, l’intimité de cet homme complexe, chef de file du mouvement naturaliste, auteur à succès devenu riche, défenseur des faibles, peintre sans concession des inégalités, procureur inflexible face à l’antisémitisme ambiant de la fin du 19ème siècle !
Lanceur d’alerte avec sa célèbre lettre au Président de la République, J’ACCUSE…, Zola payera un lourd tribut : décrié, dénigré, insulté, il ira jusqu’à s’exiler pour mieux combattre le mensonge et l’intolérance et permettre d’innocenter le Capitaine DREYFUS.


ID585 03 Conference Leblond ZolaMais c’est aussi avec beaucoup de tact que Martine LE BLOND - ZOLA évoqua la double vie de cet homme sensible à la beauté du monde, à la nature et à ses contemporains. Son propos fut nourri par de nombreuses citations des relations amicales tissées notamment lors des Soirées de Médan et par l’abondante correspondance échangée et conservée avec la jeune et jolie lingère d’Alexandrine, Jeanne Rozerot, devenue trielloise pendant plusieurs saisons estivales passées dans la Villa « Les Framboisiers » de Cheverchemont, véritable refuge et nid de tendresse.
Notre conférencière ne pouvait passer sous silence dans la seconde partie de son intervention l’avenir de cette Maison d’Emile ZOLA, qui après avoir bénéficié d’un mécénat significatif, pourra témoigner de cette ambiance propice à l’accomplissement de l’œuvre de cet « artiste » qui se révèle aussi un chantre du Progrès et des innovations de l’époque : bicyclette, automobile, photographie…


ID585 01 Conference Leblond ZolaTrès bientôt, le Musée DREYFUS, aménagé dans la propriété, viendra enrichir le site par sa dimension didactique et deviendra l’un des hauts-lieux mémoriels de notre pays, ancré dans la réalité d’une tourmente répugnante toujours prête à resurgir mais aussi résolument tourné vers l’espoir d’une vie meilleure pour tous, sans distinction d’origine, de religion, de condition.
Ce sera aussi, nous l’espérons, l’occasion d’une nouvelle intervention…


En conclusion, Madame Martine LE BLOND – ZOLA n’a pas manqué de remercier Florence Paillet pour la réalisation d’une exposition très documentée sur cette tranche de vie trielloise de l’écrivain et de sa famille et s’est prêtée avec beaucoup de gentillesse à l’échange avec un public conquis.
Encore merci pour ce bel après-midi.


Jean-Pierre Houllemare