Les connaissances indispensables pour réaliser sa généalogie.

1_ La mémoire familiale.

La famille détient peut-être des documents intéressants pour retracer son histoire, tels que le livret militaire, des cartes postales, des lettres, des carnets.

2_ Les photos de familles.

Beaucoup de jeunes hommes ont été photographiés au cours de leur service militaire. Ces photographies peuvent fournir des informations sur leur parcours militaire :

  • Le numéro du régiment est inscrit sur le col de l’uniforme.
  • Le type de l’uniforme permet de savoir si la photo a été prise avant ou après 1915. Le manteau gris bleuté, ainsi que le pantalon et le képi « garance » sont remplacés par l’uniforme bleu horizon.

ID546 03 Photos Gaston Lemaitre

3_ Le registre et la fiche matricule.

Recherche de la fiche matricule.

ID546 02 Fiche matricule Gaston LemaitreLes lois sur le recrutement de l’armée de 1868 à 1905 ont imposé progressivement le service militaire aux jeunes français. Le recensement des jeunes hommes de 20 ans (la classe) est effectué chaque année par les maires. Ces hommes sont ensuite convoqués devant le conseil de révision au chef-lieu de canton, où ils sont déclarés aptes ou inaptes au service. Cette décision est inscrite sur les listes de recrutement cantonal de la subdivision. Puis les bureaux de recrutement convoquent les conscrits afin de les immatriculer et de les inscrire sur le registre matricule avant l’incorporation.
Chaque recrue porte un numéro matricule qui lui est propre, associé à la classe et au bureau de recrutement. Sa fiche matricule est le document incontournable pour connaître son parcours militaire. Elle établit l’état signalétique de ses services.
Les registres et les fiches matricules sont conservés aux archives départementales, dans la série R. Depuis quelques années une vaste campagne de numérisation et de mise en ligne de ces documents a été effectuée par de nombreuses archives départementales.
Avant de consulter le répertoire alphabétique des registres matricules, il faut déterminer la « classe » de la personne recherchée. Pour cela, il suffit d’ajouter 20 ans à son année de naissance.

Ex : un conscrit né en 1887 fait partie de la classe 1907.

Cette information obtenue, il faut consulter le répertoire alphabétique des registres matricules de la classe 1907, de l’exemple donné. Il vous donnera le nom, le prénom et le numéro matricule de chaque conscrit.
Les registres matricule d’une classe possèdent toujours une table alphabétique. En face du nom et prénom du conscrit est indiqué le numéro matricule et le volume à consulter.

Contenu de la fiche matricule.

_ Le numéro matricule du conscrit.
_ Ses données d’état civil : nom, prénom, lieu et date de naissance, domicile, lieu de résidence, marié ou pas, nom des parents et leur domicile.
_ Ses lieux de résidence successifs.
_ Son signalement : couleur des cheveux, des yeux, forme du visage, du nez, signes particuliers.
Son degré d’instruction, inscrit sous forme de code :

0 : ne sait ni lire ni écrire.
1 : sait seulement lire.
2 : sait lire et écrire.
3 : possède une instruction primaire plus développée.
4 : a obtenu un diplôme de l’enseignement primaire.
5 : bachelier, licencié...
X : dont on n’a pas pu vérifier le degré d’instruction.

_ Le détail de ses services et mutations diverses, avec la date d’incorporation, les différents corps d’affection, éléments indispensables pour poursuivre les recherches sur le parcours du conscrit.
_ Ses campagnes.
_ Ses blessures, ses décorations, ses campagnes.

4_ Les Journaux de Marche et Opérations des régiments.

Ils sont consultables en ligne sur le site de Mémoire des Hommes.
Que trouve-t-on dans les JMO ?

Chaque jour sont notés les faits, combats manœuvres, travaux ou reconnaissances, accompagnés des objectifs et des résultats obtenus. Sont aussi indiqués de manière systématique la composition du corps (effectifs, encadrement et mutations), les itinéraires suivis, les emplacements des camps ou des cantonnements, ainsi que les décorations et citations individuelles. Le texte peut se réduire à une chronologie très succincte, en raison même du rythme des batailles. L’enregistrement journalier de la succession des événements est enrichi de documents justificatifs : ordres, cartes et schémas, états des pertes numériques ou nominatifs.... Les JMO constituent une source unique sur le contexte dans lequel évoluaient les combattants » (site de Mémoire des Hommes).

Ces documents peuvent permettre de connaître les circonstances du décès d’un ancêtre.

5_ Le cas des prisonniers de guerre.

ID546 01 Fiche Croix rouge  Gaston Lemaître prisonnierDeux sources sont intéressantes : la liste des prisonniers publiés dans la Gazette des Ardennes et les archives de la Croix Rouge.

  • La Gazette des Ardennes était un journal de propagande allemand publié en français dans les territoires occupés en France et en Belgique. Il était distribué dans les camps de prisonniers. Des listes de prisonniers y étaient publiées toutes les deux semaines.
    Ces journaux ont été numérisés par l’université d’Heidelberg et sont indexés sur Geneanet.
  • Le Comité International de la Croix Rouge a mis en ligne les archives des prisonniers de 14-18.

www.croix-rouge.fr/Actualite/Mise-en-ligne-des-archives...

Ces archives ont été inscrites ont été au Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO.

Les volontaires conservèrent les listes de prisonniers fournies par les autorités allemandes et les autorités alliées en Europe, en Afrique et en Asie. Ces listes furent reliées en 2413 volumes noirs couvrant la période 1914-1923. Des fiches individuelles furent tapées pour chaque nom communiqué et mises à jour si le prisonnier était déplacé, recevait des soins ou était décédé.

6_ Le cas des Morts pour la France.

Le site à consulter est le site de Mémoire des Hommes. La recherche se fait par nom, prénom, date de naissance et donne accès à une fiche récapitulant toutes les informations sur le soldat décédé : son grade, son régiment, ses dates et lieux de décès, ainsi que les causes de sa mort.

7_ Les monuments aux morts et les livres d’or.

Monuments aux morts :

Les communes déterminées à rendre hommage à leurs morts pour la Patrie, ont fait ériger quelques 36000 monuments aux morts dans les années 1920-1925.
Le site MemorialGenWeb recense un grand nombre de relevés faits sur les monuments aux Morts.

Les livres d’or.

Par la loi du 25 octobre 1919, relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande guerre, l’État lance le projet d’un Livre d’or comprenant les noms de tous ces héros jusqu’alors anonymes, qui serait déposé au Panthéon.
Les Archives Nationales conservent ainsi pour chaque commune française, la liste de soldats Morts pour la France, classée par ordre alphabétique des communes du département concerné.

Dominique Lemaître

Sources :

Deux personnes qui souhaitaient se marier devaient vérifier que leur union n’était pas interdite par l’église.

 

Une dispense était nécessaire dans 3 cas :

_ Lorsque les futurs étaient parents par le sang, jusqu’au 4e degré canonique (génération des petits enfants des cousins germains).Ils devaient obtenir une dispense de consanguinité.

_ Lorsque l’un des futurs était apparenté avec le conjoint décédé de l’autre. Il devait obtenir une dispense pour affinité ou parenté.

_ Lorsque l’un des futurs a été parrain ou marraine des enfants issus du précédent mariage de son futur conjoint. Il devait obtenir une dispense pour affinité spirituelle.

 

Un dossier de dispense est établi.

Un dossier complet comporte :

  • La supplique des fiancés, comportant, les noms, les prénoms, professions, domiciles des suppliants, la nature et le degré de l’empêchement et pour les cas de consanguinité un tableau de cousinage où figurent les ascendants de la lignée menant à l’ancêtre commun.

  • L’enquête menée dans la paroisse ; elle comporte des témoignages.

  • L’accord de l’Evêque.

 

Les dispenses de consanguinité présentent un grand intérêt pour le généalogiste.

Elles lui permettent de remonter de quatre ou cinq générations : elles étaient accompagnées d’un petit arbre généalogique faisant remonter les époux à leur aïeul commun.

 

Les dispenses sont mentionnées dans l’acte de mariage.

 

La plupart des dispenses de mariage sont aujourd’hui conservées aux Archives départementales dans la série G.

Pour Triel, ces dispenses se trouvent aux archives départementales du Val d’Oise.

 

Dispenses de mariages relevées aux archives du Val d’Oise, concernant la paroisse de Triel

 

G173…….1670 – 1679

18.11.1672…Dispense de mariage de Charles NOËL, vigneron à Saillancourt avec Marguerite LEROY veuve de Guillaume PION pour affinité au 3e degré.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Louis DURAND, âgé de 61 ans, demeurant à Saillancourt, paroisse de Sagy

  • Pierre LARCHEVESQUE, vigneron demeurant à Saillancourt, âgé de 43 ans

et qui déclarent que :

 

Marguerite LEROY a épousé Guillaume PION :

  • Guillaume PION était le fils de Robert PION et de Noëlle LARCHEVESQUE

  • Noëlle LARCHEVESQUE était la fille de la fille de Michel LARCHEVESQUE fils de Sulpice LARCHEVESQUE qui a eu aussi pour fille Charlotte LARCHEVESQUE.

  • Charlotte LARCHEVESQUE était l’épouse de Robert NOËL

  • Dont est né André NOËL qui a eu pour fils Charles NOËL.

 


25.11.1679….Dispense de mariage de Robert DECRAQUE fils de Hiérosme et Ondine BOUCHER, ses père et mère et Marguerite PION fille de défunts Séraphin PION et Marie VALLIN, ses père et mère, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Jean BOUCHER, l’aîné, marchand à Triel, âgé de 57 ans et demi.

  • Thomas MARQUET, vigneron à Triel, âgé de 36 ans et demi.

et qui déclarent :

 

  • que Robert DECRAQUE est le fils d’Ondine BOUCHER.

  • Ondine BOUCHER était la fille de Marin BOUCHER

  • Marin BOUCHER était le fils de Marin BOUCHER.

D’autre part :

  • Marie VALLIN ‘était la fille de François VALLIN

  • François VALLIN était le fils de Nicole BOUCHER

  • Nicole BOUCHER était la sœur de Marin BOUCHER ;

 

Marin BOUCHER Nicole BOUCHER

Marin BOUCHER François VALLIN

Ondine BOUCHER Marie VALLIN

Robert DECRAQUE Marguerite PION

 

 

G174……1680 – 1689

28.06.1682…..Dispense de mariage de Vincent DUPUIS, vigneron à Pissefontaine et Philippe GUEDON fille de Guillaume et défunte Louise BOUCHER, demeurant à Triel, pour parenté au 3e degré d’affinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Claude TREHEUX, vigneron à Pissefontaine, âgé de 36 ans

  • André VALLIN, vigneron à Triel, âgé de 42 ans

Déclarent qu’Antoinette LE BAILLY, la 1e femme de Vincent DUPUIS était parente au 3e de gré avec Philippe GUEDON.

- que d’une part, Antoinette LE BAILLY était fille de Mathurin LE BAILLY

  • que Mathurin LE BAILLY était fils de Laurent LEBAILLY, d’une part.

D’autre part :

  • que Philippe GUEDON était fille de Guillaume GUEDON

  • Guillaume GUEDON était fils de Guyonne LE BAILLY

  • Guyonne LE BAILLY était la sœur de Laurent LE BAILLY.

 

Laurent LE BAILLY Guyonne LE BAILLY

Mathurin LE BAILLY Guillaume GUEDON

Antoinette LE BAILLY Philippe GUEDON.

 

 


30.06.1682….Dispense de mariage de Guillaume BOUCHER et Perrette MICHEL, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • François QUESNAY, boulanger à Triel, âgé de 42 ans.

  • Louis BOUCHER, vigneron à Triel, âgé de 35 ans.

  • Guillaume BOUCHER, tonnelier à Triel, âgé de 25 ans.

et qui déclarent que, d’une part :

 

  • Guillaume BOUCHER est fils de Philippe PRUDHOMME

  • La dite Philippe PRUDHOMME était la fille de Michelle ROBIN.

  • Michelle ROBIN était fille de Pierre ROBIN.

 

Et que d’autre part :

  • Perrette MICHEL est la fille de Pierre MICHEL.

  • Pierre MICHEL, le père était le fils de Martin MICHEL

  • Martin MICHEL était le fils de Robert MICHEL.

  • Robert MICHEL était le frère utérin de Pierre ROBIN.

 

 

Pierre ROBIN Robert MICHEL

Michelle ROBIN Martin MICHEL

Philippe PRUDHOMME Pierre MICHEL

Guillaume BOUCHER Perrette MICHEL.

 

 


12.11.1682….Dispense de mariage pour 3e degré d’affinité de Vincent DUPUIS, vigneron demeurant à Pissefontaine, âgé de 30 ans et Philippe GUEDON fille de Guillaume et + Louise BOUCHER

 

Témoins qui ont comparu :

  • Claude TREHEUX, vigneron, âgé de 36 ans

  • André VALLIN

Déclarent que, Vincent DUPUIS est parent au 3e degré avec Philippe GUEDON à cause de sa 1e épouse : Antoinette LE BAILLY.

D’une part :

  • Antoinette LE BAILLY est la fille de Mathurin LE BAILLY.

  • Mathurin LE BAILLY était le fils de Laurent LE BAILLY.

D’autre part :

  • Philippe GUEDON est la fille de Guillaume GUEDON.

  • Guillaume GUEDON était le fils de Guyonne LE BAILLY.

  • Guyonne LE BAILLY était la sœur de Laurent LE BAILLY.

 

Guyonne LE BAILLY Laurent LEBAILLY

Guillaume GUEDON Mathurin LE BAILLY

Philippe GUEDON Antoinette LE BAILLY

 

 


1683….Dispense de mariage de Jacques VAUTIER, vigneron à Pissefontaine, paroisse de Triel et Marguerite TREHEUX, parents au 3e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu:

  • Enemond THOMASSIN, avocat du roi au siège de la prévôté royale de Triel.

  • Etienne ANROUX, âgé de 42 ans, garde des sceaux de St Germain en Laye, demeurant le plus souvent à Paris et quelquefois à Pissefontaine.

Déclarent d’une part :

  • Jacques VAUTIER est fils de Jacques VAUTIER

  • Jacques VAUTIER, père de Jacques était le fils de Guillaume VAUTIER.

Et d’autre part :

  • Marguerite TREHEUX est fille de Pasquier TREHEUX

  • Pasquier TREHEUX était le fils de Marin TREHEUX.

  • Marin TREHEUX était le frère utérin de Guillaume VAUTIER.

 

Guillaume VAUTIER Marin TREHEUX

Jacques VAUTIER Pasquier TREHEUX

Jacques VAUTIER Marguerite TREHEUX

 

 


23.04.1683….Dispense de mariage de Nicaise DE SAINT JEAN et Susanne DUVIVIER, de la paroisse de Triel, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins ont comparu :

  • François DUPUIS, vigneron à triel, âgé de 44 ans

  • Jacques QUESNAY, voiturier, âgé de 30 ans.

 

Et déclarent que d’une part :

  • Nicaise DE SAINT JEAN est fils de Michelle SEQUEVILLE.

  • Michelle SEQUEVILLE était fille de Regnault SEQUEVILLE.

  • Regnault SEQUEVILLE était le fils d’Avoye GUEROULT.

Et que d’autre part :

  • Suzanne DUVIVIER est fille de François DUVIVIER.

  • François DUVIVIER était le fils de Magdeleine LOINTIER.

  • Magdeleine LOINTIER était la fille de Marie GUEROULT qui était la sœur d’Avoye GUEROULT.

 

Avoye GUEROULT Marie GUEROULT

Regnault SEQUEVILLE Magdeleine LOINTIER

Michelle SEQUEVILLE François DUVIVIER

Nicaise DE SAINT JEAN Suzanne DUVIVIER

 

 


04.1687…Dispense de mariage de Jean François PION et Anne Elisabeth ADNET, de Triel, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Jean BOUCHER, l’aîné, marchand tonnelier à Triel, âgé de 65 ans.

  • Martin HUET, âgé de 33 ans

Déclarent, que, d’une part :

  • Jean François PION est fils de Pierre PION.

  • Pierre PION était le fils de François PION.

  • François PION était le fils de Marie NOËL.

Et que, d’autre part :

  • Anne Elisabeth ADNET est la fille d’Elisabeth GUEROULT.

  • Elisabeth GUEROULT était la fille de Jeanne LEMIRE.

  • Jeanne LEMIRE était la fille de Germaine NOËL qui était la soeur de Marie NOËL.

 

Marie NOËL Germaine NOËL

François PION Jeanne LEMIRE

Pierre PION Elisabeth GUEROULT

Jean François PION Anne Elisabeth ADNET

 

 



4.12.1689…Dispense de mariage de Jacques VAUTIER, demeurant à Pissefontaine, paroisse de Triel et Marguerite TREHEUX demeurant au même lieu, parents au 3e de gré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Ennemond THOMASSIN, avocat du roi au siège de la prévôté royale de Triel, âgé de 36 ans

  • Etienne ANROUX, garde des sceaux de saint Germain en Laye, âgé de 42 ans.

Et déclarent, que, d’une part :

  • Jacques VAUTIER est fils de Jacques VAUTIER

  • Jacques VAUTIER était fils de Guillaume VAUTIER

Et que, d’autre part :

  • Marguerite TREHEUX est fille de Pasquier TREHEUX

  • Pasquier TREHEUX était fils de Marin TREHEUX

  • Marin TREHEUX était frère utérin de Guillaume VAUTIER.

 

Guillaume VAUTIER Marin TREHEUX

Jacques VAUTIER Pasquier TREHEUX

Jacques VAUTIER Marguerite TREHEUX

 

 



G175……..1690 – 1699

1698…..Dispense de mariage de Michel VALLIN et Marie PRUDHOMME veuve de Michel POINCHEVAL, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Marin GAILLARD, vigneron à Triel, âgé de 75 ans.

  • François TREHEUX, vigneron à Pissefontaine, âgé de 60 ans.

Qui déclarent, que d’une part :

  • Michel VALLIN est le fils de Nicole GUEROULT.

  • Nicole GUEROULT était la fille de Regnault GUEROULT.

  • Regnault GUEROULT était le fils de Nicole ROBIN.

Et que, d’autre part :

  • Marie PRUDHOMME est la fille de + Jacques PRUDHOMME.

  • Jacques PRUDHOMME était le fils de Michelle ROBIN.

  • Michelle ROBIN était la fille de Pierre ROBIN.

 

Nicole ROBIN et Pierre ROBIN étaient frère et sœur.

 

Nicole ROBIN Pierre ROBIN

Regnault GUEROULT Michelle ROBIN

Nicole GUEROULT Jacques PRUDHOMME

Michel VALLIN Marie PRUDHOMME

 


G176…….1700 – 1709

1709…Dispense de mariage de Philippe MORIZET, vigneron et Louise DESCARTES veuve de Louis HERMERY, vigneron, tous deux demeurant à Chanteloup, paroisse de Triel, pour parenté au 3e degré d’affinité.

 

La suppliante a deux enfants à charge de son précédent mariage : l’un est âgé de 4 ans et l’autre de 18 mois. Ce remariage est avantageux pour elle.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Germain VALLIN, tonnelier demeurant à Chanteloup, paroisse de Triel, âgé de 35 ans

  • Jean BARROIS, vigneron à Chanteloup, âgé de 30 ans.

 

Qui déclarent que Louise DESCARTES est parente au 3e degré d’affinité à cause de Louis HERMERY, son premier mari qui était parent au même de gré de consanguinité avec Philippe MORIZET.

 


 

09.1709….Dispense de mariage de Léon PREVOST, maçon et Nicole DESHAYES, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Les suppliants déclarent être pauvres : lui est un gagne journée, elle est obligée de travailler dans les vignes avec son beau père, qui est vigneron ;Ils ne sont pas en état de se pourvoir en cour de Rome pour obtenir une dispense pour leur mariage.

 

Témoins qui ont comparu :

- Louis ?? ……âgé de 46 ans

- Jean BADAIRE, vigneron, âgé de 77 ans

Déclarent que, d’une part :

  • Léon PREVOST est le fils de Marie BELLEMERE.

  • Marie BELLEMERE était la fille de Léonard BELLEMERE.

  • Léonard BELLEMERE était le fils de Robert BELLEMERE.

Et que, d’autre part :

  • Nicole DESHAYES est la fille de Pierre DESHAYES.

  • Pierre DESHAYES était le fils de Laurence LEROY.

  • Laurence LEROY était la fille de Marie BELLEMERE.

  • Marie BELLEMERE était la fille de Robert BELLEMERE.

 

Robert BELLEMERE MarieBELLEMERE

Léonard BELLEMERE Laurence LEROY

Marie BELLEMERE Pierre DESHAYES

Léon PREVOST Nicole DESHAYES

 

 



G177…..1710 – 1719

1711…..Dispense de mariage de Jacques HUET, vigneron et Catherine MICHEL, tous deux de la paroisse de Triel, parents au 3e degré de consanguinité.

 

Les suppliants déclarent que depuis 4 ans et plus, ils ont eu ensemble une grande familiarité qui avait causé du scandale dans leur parentèle.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Pierre MORIGNEAU, vigneron demeurant à Triel, âgé de 41 ans

  • Pasquier ROUGET, vigneron à Triel.

Déclarent que, d’une part :

- Jacques HUET était fils de Jacques HUET

  • Jacques HUET était fils de Denise FRESNEAU

Et que, d’autre part :

  • Catherine MICHEL était fille de Elisabeth HUET

  • Elisabeth HUET était fille de Catherine FRESNEAU

  • Catherine et Denise FRESNEAU étaient sœurs.

 

Denise FRESNEAU Denise FRESNEAU

Jacques HUET Elisabeth HUET

Jacques HUET Catherine MICHEL

 


 

05.2.1712 …..Dispense de mariage de Pierre TEINTURIER, vigneron et Jeanne PION, tous deux de Chanteloup, paroisse de Triel, pour parenté au 3e degré d’affinité.

 

Les suppliants se sont fréquentés familièrement depuis 18 mois.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Pasquier DUBERT, demeurant à Chanteloup, âgé de 49 ans

  • Nicolas TOUROUDE, vicaire de l’église succursale de Chanteloup, âgé de 39 ans.

Déclarent qu’il y a une parenté au 3e degré d’affinité entre Jeanne PION et Anne LONGÈ, première épouse de Pierre Teinturier.

D’une part :

  • Anne LONGÈ était fille de Jeanne METIVIER

  • Jeanne METIVIER était fille de Jeanne ANROUX

D’autre part :

  • Jeanne PION était fille de Noël PION

  • Noël PION était fils de Denise ANROUX.

Jeanne et Denise ANROUX étaient sœurs.

 

Jeanne ANROUX Denise ANROUX

Jeanne METIVIER Noël PION

Anne LONGÈ Jeanne PION

 

 



28.10.1712…Dispense de mariage de Charles TEINTURIER, vigneron et Madeleine BASSIER, tous deux de Chanteloup, succursale de la paroisse de Triel, pour parenté du 3e au 4e degré.

 

La grande pauvreté dans laquelle ils vivent ne leur permet pas de se pourvoir en cour de Rome pour y obtenir une dispense.

La suppliante est peinée de père et de mère depuis sa plus tendre enfance Elle a été obligée de se mettre en service chez les autres et pendant ce temps là, le peu d’héritage que lui ont laissé ses père et mère ont été négligé et que par ce mariage ils reviendront en valeur par le soin qu’ils y prendront.

 

Témoins :

  • Charles LINARD, vigneron, demeurant à Chanteloup, âgé de 49 ans a affirmé qu’il cnnaissait dit TEINTURIER comme orphelin de père et la dite BASSIER, orpheline de père et de mère ; la mère étant morte en couches et dont le père qui mourut quelques années après ne put la faire nourrir qu’avec du lait de vache et encore par emprunt et que depuis ce temps elle a toujours été à la charge de ses pauvres parents qui ont taché de la mettre en service sans qu’elle ait pu s’y tenir et ayant sujet de craindre que n’étant pas propre à rendre service , elle ne se portait au mal et d’autant plus qu’elle n’avait aucun bien…..le mariage lui serait d’un grand secours si on lui accordait la dispense de l’affinité du 3e au 4e degré.

  • Nicolas TEINTURIER, vigneron demeurant à Chanteloup, âgé de 40 ans, oncle à cause de sa femme de la dite BASSIER a dit que la dite BASSIER lui était fort à charge, ne l’ayant pris chez lui que pour la garder du péril où il la voyait exposée, n’ayant aucun bien et n’étant aucunement propre à servir…..Elle n’avait que 18 ans, mais comme elle n’avait aucun bien et que dans cette paroisse, tous sont quasi alliés, il n’y a nulle apparence que manquant cette occasion, elle soit recherché d’aucun autre que celui dont il est fait mention….il serait extrêmement favorable pour le bien de la dite fille que pour mettre en assurance ses pauvres parents …..

  • Robert HANROUX, vigneron, demeurant audit Chanteloup, âgé de 30 ans, a déclaré bien connaître le dit TEINTURIER et la dite BASSIER…… la dite fille est fort volage , qu’il y a …du temps qu’il la connaît de cette humeur quoiqu’elle n’ait que 18 ans, que son parent qui la reçoit par charité n’est guère de continuer l(hospitalité à son égard , ayant assez de peine à entretenir ses propres enfants, qu’il évident que cette occasion manquée de la marier à celui qui la recherche, elle courra bien du mal et ses parents en danger d’avoir bien du chagrin à cause de son air volage et de son peu de disposition à entrer en service …..

  • Pierre PINARD, vigneron à Chanteloup, âgé de 26 ans a dit aussi qu’il connaissait le dit TEINTURIER et la dite BASSIER, qu’ils sont sans biens, dans l’impossibilité de faire les frais de Rome pour obtenir dispense, qu’il serait fâcheux pour l’un et l’autre s’ils étaient refusés ; la dite fille est fort à charge à son parent, qu’il n’en a aucunement affaire, qu’il ne la garde parce qu’il n’a pu lui faire trouver service et qu’il a sujet de craindre qu’elle ne fit faux bond si il la mettait hors de chez lui, que cette occasion, par conséquent, qui se présente, de la mettre sous la charge d’un mari qui lui soit convenable tant pour sa sécurité que pour la décharge de ses pauvres parents..

 

 



30.01.1713….Dispense de mariage de Roch PION, vigneron et Marie TEINTURIER, tous de l’église succursale de Chanteloup, paroisse de Triel, parents au 4e et 3e degré de consanguinité.

 

Le dit Roch PION et la dite Marie TEINTURIER sont des pauvres gens ne vivant que par leur travail et de leurs industries continuelles….ne sont pas en état de se pourvoir en cour de Rome pour y obtenir la dispense.

La dite Marie TEINTURIER, orpheline de père et chargée de mère, âgée de 35 ans est estropiée du bras gauche. Elle est obligée de se pourvoir en mariage. Elle est recherchée par mariage par le dit suppliant. Cette recherche est agréée par sa mère et tous ses autres parents. Ce mariage est avantageux pour la dite Marie TEINTURIER pour façonner et cultiver ses héritages.

 

Témoins  qui ont comparu :

  • Pasquier DUBERT

  • Pierre LONGÈ

Déclarent que, d’une part :

  • Roch PION est fils de Claude BASSIER

  • Claude BASSIER était fille de Pierre BASSIER

  • Pierre BASSIER était fils d’Ildevert BASSIER

Et que d’autre part :

  • Marie TEINTURIER était fille de Françoise BASSIER

  • Françoise BASSIER était fille de Jean BASSIER

  • Jean BASSIER était frère d’Ildevert BASSIER.

 

 

Ildevert BASSIER Jean BASSIER

Pierre BASSIER Françoise BASSIER

Claude BASSIER Marie TEINTURIER

Roch PION

 

 



17.09.1713……Dispense de mariage de Nicolas MICHEL, vigneron demeurant à Triel et Geneviève BADAIRE, demeurant aussi à Triel, parents au 3e et 4e degré d’affinité.

 

Le suppliant est veuf avec un enfant à Charge.

La suppliante est âgée de 30 ans ; elle n’a point jusqu’à ce jour de parti dans cette paroisse avec qui elle peut contracter mariage, à part le suppliant.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Noël VALLIN, vigneron à Triel, âgé de 58 ans.

  • Yves MORINEAU, vigneron à Pissefontaine, paroisse de Triel, âgé de 61 ans.

 

Déclarent qu’il y a une parenté du 3e et 4e degré entre Geneviève BADAIRE et Jeanne VALLIN, première épouse de Nicolas MICHEL.

Et que, d’autre part :

  • Geneviève BADAIRE est fille de Jeanne MORINEAU

  • Jeanne MORINEAU était fille de Jeanne MICHEL

  • Jeanne MICHEL était fille de Martin MICHEL

Et que d’autre part :

  • Jeanne VALLIN était fille de Jeanne MICHEL

  • Jeanne MICHEL était fille de Marin MICHEL

Martin et Marin MICHEL étaient frères.

 

Martin MICHEL Marin MICHEL

Jeanne MICHEL Jeanne MICHEL

Jeanne MORINEAU Jeanne VALLIN

Geneviève BADAIRE

 

Les témoins déclarent que le mariage entre Nicolas MICHEL et Geneviève BADAIRE leur semble convenable. Geneviève BADAIRE est comme parente de l’enfant dudit Nicolas MICHEL, elle l’élèvera avec plus de soin et d’affection.

 

 



09.03.1714….Dispense de mariage de Philippe BASSIER, veuf de Marie TEINTURIER, vigneron et Denise PION, tous deux de l’église succursale de Chanteloup, paroisse de Triel

 

Denise PION, âgée de 27 ans ou environ née dans une famille chargée de 6 enfants, elle n’a été recherchée de personne, jusqu’à présent pour le mariage, d’autant plus que sa famille est alliée ou parente de presque toutes les autres composant le dit lieu de Chanteloup, ce qui augmente les difficultés mariales de la dite Denise PION et que joint à cela, les vignerons ne sauraient se marier que dans le lieu de leur domicile, à cause des vignes et des héritages qu’il y possèdent et qu’ils ne pourraient pas cultiver.

 

 



1716…..Dispense de mariage de Jean TREHEUX et Madeleine LEGRAND, parent au 4e degré de consanguinité.

 

Les deux suppliants affirment, qu’étant deux d’un hameau composé d’environ 200 communiants, ils sont presque tous parents et pour cette raison, il est impossible de se marier dans le pays sans avoir besoin de dispense.

D’autre part, Jean TREHEUX a travaillé pour son beau père, qui ne serait pas à présent de le dédommager de ce qu’il a pu faire pour lui et qui a fait manquer aux deux suppliants les occasions qu’ils auraient eu de se trouver d’autres partis.

Les dits suppliants requièrent aussi, qu’ils sont pauvres, ne vivant que du travail de leurs mains et extrêmement fatigués de la longue série d’années misérables qui ont précédé celle-ci et par conséquent, ils ne peuvent avoir recours à Sa Grandeur pour obtenir la dispense dont ils ont besoin.

 

Mathurin MORIGNEAU Mathurine MORIGNEAU

Pierre MORIGNEAU Pierre LEGRAND

Nicole MORIGNEAU Roger LEGRAND

Jean TREHEUX Madeleine LEGRAND

 

 


G178……1720 – 1724

21.03.1720…..Dispense de mariage d’Antoine LE BAILLY, vigneron demeurant à Triel et Catherine MOREL,de la paroisse de Suresnes (diocèse de Paris) parents au 4e degré de consanguinité.

 

Le suppliant étant chargé de 3 enfants mineurs issus de son premier mariage qui l’empêche de trouver aucun parti, dans la dite paroisse de Triel. Il prie de lui accorder la dispense de cet empêchement, ayant égard à sa pauvreté et à l’état fâcheux de se trouver charger des dits enfants de son premier mariage.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Pierre BLANCHÈ, vigneron, âgé de 55 ans déclare que :

Le dit LE BAILLY est chargé de 3 petits enfants dont le dernier est encore à nourrir. Ne pouvant élever ses enfants seul, il s’est proposé à la dite MOREL.

La dite MOREL est âgée de 25 ans qui est un âge avancé pour une fille qui n’a point été recherchée, qui ne vit qu’au jour le jour du travail de ses mains, n’ayant lieu d’espérer aucun bien ni avantage de ses père et mère ; enquis de la nécessité de ce mariage.

  • Mathurin VIVIAN, vigneron âgé de 54 ans, déclare en plus que :

La belle mère dudit LE BAILLY l’a tellement décrié dans le pays et mal à propos et injustement, qu’il ne croit pas qu’il puisse trouver aucun parti ; enquis de la connaissance qu’il pouvait avoir du degré, nous a fait la généalogie de la parenté ; il nous a faire connaître que cet empêchement était du 3e au 4e degré de consanguinité ; la dite fille n’est qu’au 4e degré.

  • Jean PINARD, vigneron âgé de 54 ans

  • Martin VALLIN, vigneron, âgé de 43 ans


 



15.11.1720…..Dispense de mariage de Michel VLIMANT et Geneviève Elisabeth DUPUIS, fille de Germain et + Geneviève GUY, demeurant à Carrières, paroisse de Triel, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Louis RENARD, âgé de 43 ans a déclaré que le dit VLIMAN n’avait ni père ni mère, chargé d’un petit frère qui n’a que 6 ans et ainsi incapable de gagner sa vie, qu’à la vérité il a un peu de vignes à cultiver mais à rente ; enquis de la nécessité de cette alliance où il se trouve un degré prohibé de parenté, a dit qu’on a une extrême difficulté en ce pays de trouver des partis qui ne soient pas parents et que ce pauvre garçon ayant trouvé cette fille qui n’a qu’un père fort âgé et presque privé de la vue, ne pouvant presque se conduire, lequel aussi a un peu de vignes à cultiver dont il est incapable d’accommoder, espère quelque aide et joignant leur petit bien ensemble, pourront plus aisément gagner leur vie.

  • Jean TISSIER, vigneron, âgé de 42 ans

  • Guillaume BELLEMERE, vigneron, âgé de 35 ans

 

 



04.02.1721…..dispense de mariage de Jean BOUCHER, de Triel et Marguerite LAURENCE veuve Louis MAURINOT, parents au 3e degré d’affinité.

 

Les suppliants ayant appris qu’ils étaient parents au 3e degré d’affinité, leur grande pauvreté les ayant empêché de pouvoir avoir recours à Sa Sainteté le Pape.

Eu égard à leur pauvreté, aux dépenses qu’ils ont fait pour le dit mariage, à la paroisse du lieu où ils sont où ils ne peuvent trouver aucun autre parti que leurs parents et dont ils ne peuvent sortir attendu leurs vignes qu’il faut faire valoir, les suppliants s’adresse à l’archevêque de Rouen et son official à Pontoise pour obtenir une dispense.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Jean PINARD, vigneron, âgé de 54 ou 55 ans déclare que le pauvre garçon étant privé de père et de mère et la dite LAURENCE, privé de son mari auraient peine à trouver des partis sortables, entre lesquels il n’y aurait aucune parenté.

  • Jacques TREHEUX, vigneron âgé de 54 ans a dit que le dit BOUCHER n’était parent de la dite Marguerite LAURENCE, qu’à cause de son défunt mari et même que le degré d’affinité n’était véritablement que du 3 au 3. Le pauvre garçon était privé de père et mère et cette veuve privée de son mari, n’ayant été recherchée depuis 4 ans qu’elle est veuve, Ils ne pouvaient en cet état que difficilement cultiver le peu de biens qu’ils ont.

  • Michel PRUDHOMME, vigneron âgé de 51 ans

  • Nicolas PION, , vigneron, âgé de 29 ans. Ayant fait la description de la généalogie, il s’est trouvé qu’ils étaient parents au degré de 3 à 3 d’affinité.

 

 


1721…..Dispense de mariage d’Antoine FOUQUE, vigneron à Triel et Nicole LE BAILLY, demeurant à Triel, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Jean PINARD, vigneron âgé de 55 ans déclare que les parties étant de pauvres vignerons qui peuvent avec peine gagner de quoi vivre et s’entretenir ; enquis de la nécessité apparente des dites parties de faire cette alliance, Jean PINARD dit qu’à peine, on peut trouver dans la dite paroisse des partis qui ne soient parents en quelque degré et que d’aller ailleurs chercher à se marier , c’est vouloir voir le peu de vignes qu’on a en non valeur, parce qu’on ne peut les cultiver étant éloignés au lieu que l’alliance étant faite dans le lieu et joignant le peu de bien que l’on a l’un et l’autre, cela donne lieu à la force des bras de quoi vivre et subsister.

  • Michel PRUDHOMME, vigneron, âgé de 51 ans.

  • François BLAISOT, vigneron, âgé de 51 ans dit que toute l’espérance des parties étaient, par cette alliance joindre les parties de vignes pour les cultiver et en pouvoir subsister.

  • Roger LEGRAND, vigneron, âgé de 37 ans.

 

Généalogie des parties :

 

Gilles PION Claude PION

François PION Marin PION

Marie PION Marie PION

Antoine FOUQUE Nicole LE BAILLY

 

Gilles et Claude PION étaient frères.

 


 

1723….Dispense de mariage d’Estienne PRUDHOMME, âgé de 29 ans fils de Jean et Jeanne BADERE et Nicole MARQUET, âgée de 24 ans fille de Guillaume et Jeanne DAVID, tous deux de la paroisse de Triel, parents du 3 au 4e degré de consanguinité.

 

La suppliante n’a pas été recherchée en mariage par autre parti sortable que le suppliant et ne pouvant espéré de se pourvoir l’un et l’autre autrement dans le pays, attendu qu’ils sont tous parents et alliés, du moins dans la plus grande partie, et d’ailleurs la suppliante étant chargée de ses père et mère ayant plus de 75 ans, en épousant le suppliant aurait le moyen de les faire vivre plus commodément ; le suppliant ferait valoir le peu d’héritage qui appartient aux père et mère de la suppliante, lesquels elle ne peut faire valoir et se trouverait sans ce mariage obligée de les laisser en friches.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Marin VELIMAN, âgé de 63 ans

  • Nicolas PION, l’aîné, vigneron à Triel, âgé de 70 ans dit que Guillaume MARQUET, père de Nicole MARQUET était cousin germain de Geneviève MARQUET, grand-mère du suppliant.

  • Nicolas VALLIN, vigneron à Triel, âgé de 68 ans

 

Estienne PRUDHOMME et Nicole MARQUET ont été interrogés individuellement.

 

 



30.01.1724….Dispense de mariage de Barthélemi ARMERI, vigneron, âgé de 25 ans fils défunts Barthélemi et Catherine DUPUIS et Marie TREHEUX, âgée de 28 ans veuve d’Antoine BARROIS, tous deux demeurant à Chanteloup, paroisse de Triel, parents au 4e degré d’affinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Nicolas MORISET, vigneron à Chanteloup, âgé de 69 ans, déclare que le dit ARMERI et deux frères plus jeunes que lui, ont été obligés de se retirer après la mort de leur père et mère chez un de leurs cousins qui a eu la charité de les recevoir et qui n’avait pu trouver n’ayant rien, que cette veuve qui de sa part, était chargée d’un enfant en bas âge, heureuse d’avoir été recherchée par lui, puisque par ce moyen, ils pourront être en état de façonner quelque peu de vignes appartenant à cet enfant, ce qui pourra les faire subsister et gagner du pain

  • Noël PINARD, vigneron à Chanteloup, âgé de 54 ans

  • Philippe MORISSET, vigneron à Chanteloup, âgé de 49 ans, ajoute que cette veuve chargée d’un petit enfant et privée de tout secours, aurait été obligée de mendier son pain avec son enfant si ce mariage ne se fut présenté, par le moyen duquel, ils ont l’un et l’autre, l’espérance, en faisant valoir leur peu de vignes par le travail de leurs mains, de gagner de quoi subsister et avoir du pain.

 

 



18.01.1724…..Dispense de mariage de Sébastien LE BAILLY, vigneron âgé de 26 ans fils de + Pierre et Nicole LIENARD et Marie SOLLERET, âgée de 23 ans, fille de Louis et Suzanne VAUTIER, tous deux de la paroisse de Triel, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

- Roger LEGRAND, vigneron à Triel, âgé de 40 ans qu’il est difficile dans cette paroisse de trouver un parti qui ne soit parent à quelque degré et c’est celui des moindres qui se trouve entre les dites parties, qui est du 4 au 4e degré de consanguinité ; de plus, c’est un inconvénient très grand quand ils sont obligés d’aller en d’autres paroisses chercher parti, car privés qu’ils sont, de façonner, ils se mettent en grand danger de ne pouvoir subsister.

Roger LEGRAND dit encore que le moyen de conserver la paix, qui ne se romps que trop souvent, à cause de la contiguïté de la petite portion de vignes est de faire de stables alliances telles que ces jeunes gens veulent faire.

  • Jean LAURENT, vigneron à Triel, âgé de 35 ans ajoute que le moyen d’avoir la paix au sujet de la conservation de son peu de bien, c’est de chercher à s’allier avec ceux dont les biens sont contigus.

 


G179………1725 – 1729

30.04.1725……Dispense de mariage de François VALLIN, âgé de 25 ans fils de Michel et Michelle LEFEBRE et Marguerite MARQUET, âgée de 22 ans fille de Louis, notaire royal à Triel et Marie DECRAQUES, tous deux de la paroisse de Triel, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Les raisons qui obligent les suppliants à faire ce mariage sont que le dit suppliant ayant perdu ses père et mère, il y a plus de 15 ans, le peu de bien qui lui est demeuré de ses successions a été abandonné par ses tuteurs, et est en peu de valeur, ne consistant qu’en vigne qu’il ne peut faire valoir sans l’aide d’une femme, que ses biens étant ….. ? avec ceux des père et mère de la suppliante ; par ce mariage, il éviterait avec eux des contestations de partage et ménagerait ainsi la paix.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Claude MICHEL, marchand demeurant à Triel, âgé de 56 ans présente la généalogie des deux parties :

 

Barbe PRUDHOMME Catherine PRUDHOMME

Jacques LEFEBVRE Marie PION

Michelle LEFEBVRE Louis MARQUET

François VALLIN Marguerite MARQUET

 

Barbe et Catherine PRUDHOMME étaient sœurs.

 

  • Jacques PION, vigneron à Triel, âgé de 52 ans.

  • Nicolas MARQUET, vigneron à Triel, âgé de 35 ans

  • Nicolas PION, vigneron à Triel, âgé de 39 ans.

Témoins qui confirment les dires de Claude MICHEL.

 

 


27.12.1727…..Dispense de mariage de Barthélemy BARROIS fils majeur de Barthélemy, et Marie Marguerite ARMERY et Marie Jeanne VALLIN fille majeur de Denis et défunte Jeanne BASSIER

 

La suppliante est âgée de 26 ans, est donc majeure et n’a point été recherchée en mariage vû la petitesse du dit lieu et la nature des biens de sa famille et n’a d’autre possibilité d’être recherchée en mariage que par que par quelque parent, attendu qu’elle est parente ou alliée à presque tous les habitants du dit lieu.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Pierre HAMEL, vigneron à Chanteloup dit savoir qu’il y a bien parenté du 3 au 4e degré de consanguinité entre les parties et dresse leur arbre généalogique.

Roch BARROIS

Roch BARROIS Marie BARROIS

Barthélemy BARROIS Denise LIENARD

Barthélemy BARROIS Jeanne BASSIER

Barthélemy BARROIS Marie Jeanne VALLIN

 

Barthélemy BARROIS et Marie Jeanne VALLIN sont tous deux issus de Roch BARROIS.

 

D’autre part, il y a encore une parenté du 4 au 4e degré entre les parties, attendu qu’il proviennent tous deux, de Pierre BASSIER :

  • Jean MORISET, vigneron à Chanteloup

  • Louis LAFOSSE, vigneron à Chanteloup

  • Antoine CARBON, marchand à Chanteloup

 

 


28.11.1728…..Dispense de mariage de Jean Baptiste HAMEL fils de Jean et défunte Louise

COTTIN et Marie TEINTURIER fille mineure de défunt Nicolas et de Madeleine BASSIER, tous deux de Chanteloup, paroisse de Triel, parents au 4e degré de consanguinité.

 

Le suppliant explique qu’il aurait peine à trouver dans le dit village de Chanteloup une fille qui ne fut pas parente et qu’il ne peut le faire ailleurs à cause de la nature de son bien qu’il est obligé de cultiver.

 

Témoin qui a comparu :

  • Pierre PION, l’aîné, vigneron à Chanteloup, âgé de 60 ans dit savoir qu’il y a bien parenté du 4 au 4e degré de consanguinité entre les parties entre les parties et dresse leur arbre généalogique :

 

Martin PASTÈ Ambroise PASTÈ

Henriette PASTÈ Pierre BASSIER

Jean HAMEL Madeleine BASSIER

Jean Baptiste HAMEL Marie TEINTURIER

 

Henriette et Ambroise PASTÈ étaient sœurs.

 

Le témoin déclare d’autre part, que le suppliant ne peut se marier avec une fille d’une autre paroisse car les gens de sa profession n’ont que des biens de campagne qu’ils cultivent eux-mêmes.

 

 

 


24.01.1729…..Dispense de mariage de François Martin PION, vigneron à Triel fils majeur de Nicolas PION, l’aîné et défunte Nicole ROGER et Philippe MICHEL fille de défunt Martin vigneron à Triel et Angélique CORROYER, parents du 4 au 4e degré de consanguinité.

 

Le suppliant explique que la nature de ses biens exige qu’il reste dans le lieu où ils sont situés pour pouvoir les cultiver eux-mêmes et en tirer leur subsistance ; il ne peut sans se porter préjudice s’établir ailleurs ou prendre des filles qui ne connaissent la profession de vigneron.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Gabriel SOLLERET, ancien syndic de la dite paroisse de Triel, âgé de 64 ans

  • Joseph BOUCHER, tonnelier à Triel, âgé de 43 ans

  • Nicolas PION, vigneron à Triel, âgé de 42 ans

Qui établissent la généalogie des deux parties qui établit une parenté du 4 au 4e degré de consanguinité entre eux :

 

Gilles PION Philippe PION

François PION Marguerite BOUCHER

Nicolas PION, l’aîné Martin MICHEL

François Martin PION Philippe MICHEL

 

Gilles PION et Philippe PION sont frère et sœur.

 

 

 


24.01.1729…..Dispense de mariage de Claude Vincent PION fils majeur de Nicolas PION, l’aîné et défunte Nicole ROGER et Marguerite PRUDHOMME fille majeure de défunt Louis, vigneron à Triel et de Martine MICHEL, parents du 4 au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Gabriel SOLLERET, ancien syndic de la dite paroisse de Triel, âgé de 64 ans

  • Joseph BOUCHER, tonnelier à Triel, âgé de 43 ans

  • Nicolas PION, vigneron à Triel, âgé de 42 ans

Qui établissent la généalogie des deux parties qui établit une parenté du 4 au 4e degré de consanguinité entre eux.

 

Gilles PION Philippe PION

François PION Marguerite BOUCHER

Nicolas PION, l’aîné Martine MICHEL

Claude Vincent PION Marguerite PRUDHOMME

 

 


24.05.1729……Dispense de mariage de Michel TREHEUX fils majeur de feu Jérôme et de Denise MORINEAU, ses père et mère demeurant à Pissefontaine, hameau de la paroisse de Triel et Françoise LEGER fille de feu Joseph et de feue Françoise MANDIN, demeurant à Triel, parents du 4 au 4e degré de consanguinité.

 

Témoins qui ont comparu :

  • Mathias TREHEUX, vigneron demeurant à Pissefontaine, âgé de 77 ans, établit la généalogie des deux parties ; le dit empêchement est du 4 au 4e degré de consanguinité.

 

Anne MONTAUSAN Louis MONTAUSAN

Jean MICHEL Denise MONTAUSAN

Michelle MICHEL Denise MORINEAU

Françoise MANDIN Michel TREHEUX

 

Anne et Louis MONTAUSAN étaient frère et sœur .

 

  • Michel VAUTIER, vigneron à Triel, âgé d’environ 60 ans

  • Emmanuel LEGER, vigneron à Triel, âgé de 62 ans, oncle de la suppliante.

  • Antoine LEGRAND, vigneron demeurant à Pissefontaine, âgé d’environ 42 ans

 

 


 

A la lecture de ces documents, nous pouvons constater que des dispenses étaient obligatoires dans bien des cas.

Les suppliants devaient affirmer le motif essentiel de leur projet de mariage.

A Triel, comme à Chanteloup, les arguments relatifs à la famille et économiques sont le plus souvent avancés.

 

Les cahiers de doléances demanderont, fréquemment en 1789, que les évêques accordent des dispenses sans frais. Ce souhait sera exaucé la nuit du 4 août 1789.

 

En 1918, l’Eglise abandonnera les empêchements de consanguinité au 4e degré et ceux d’affinité aux 3e et 4e degré.

 

Dominique

Quand vos recherches vous auront amené AVANT la révolution, il vous faudra utiliser d'autres documents : les registres paroissiaux ou registres de catholicité.

Vous remonterez de génération en génération de la même manière qu'avec l'état civil.


Les registres paroissiaux étaient tenus par les curés.

Selon les paroisses, ils se présentent différemment : les actes de baptême, de mariage et sépultures sont rassemblés chronologiquement sur une même année ou les actes de baptêmes, de mariage et de sépultures sont rassemblés entre eux.

Les tables décennales n'existent pas.

Les patronymes n'ont pas d'orthographe définitive et présentent des variantes.

Ex : à Triel, vous trouverez le patronyme BADAIRE orthographié BADERE, BADOUART...etc.


Les actes de baptêmes

L'ordonnance de Villers-Cotterets d'Août 1539 due à François 1ER ordonne aux curés de tenir des registres en forme de preuve des baptêmes en français et non en latin, de déposer leur unique registre au greffe de la juridiction royale, tous les ans.


L'intégralité de l'Ordonnance de Villers-Cotterets est consultable sur le site de l'Assemblée nationale: http//:www.assemblee-nationale.fr/histoire/villers-cotterets.asp


L'acte de baptême vous donnera les renseignements suivants :

  • La date de célébration du baptême. En général, l'enfant est baptisé juste après la naissance ou le lendemain.

  • Les prénoms du nouveau né

  • Sa date de naissance

  • Les prénoms et nom de son père et de sa mère mais plus on remonte dans le temps, plus le nom de jeune fille de la mère est mentionné.

  • L'état matrimonial des parents : marié ou non.

  • Les prénoms et nom des parrain et marraine, leur lieu de résidence, parfois leur profession, le lien de parenté avec le baptisé. Ces renseignements sont intéressants car les parrain et marraine font souvent partie de la famille.


Les actes de mariage

1579 - ordonnance de Blois : création des registres de mariage, décès et publication des bans. L'ordonnance royale de Blois impose la tenue d'un double registre d'état civil. Le second exemplaire est déposé au greffe. Les mariages doivent être précédés d'une publication et être célébrés en présence de quatre témoins à raison de deux par époux.

1667 - Ordonnance de St Germain en Laye dite « Code Louis » : prescrit la tenue d'un registre unique pour les baptêmes, les mariages et les sépultures. Celui-ci doit être rédigé en deux exemplaires. La signature des témoins doit figurée en bas de l'acte ou, à défaut, la mention de leur incapacité à le faire. Le prêtre a l'obligation d'indiquer la relation de parenté entre les conjoints et leurs témoins, l'âge, la qualité et le domicile des époux.


L'acte de mariage vous donnera les renseignements suivants :

  • La date de célébration

  • Les prénoms et noms des conjoints

  • La qualité de mineur ou majeur (majorité matrimoniale de 25 ans pour les filles, de 30 ans pour les garçons)

  • L'âge

  • Le domicile

  • Les prénoms et noms des père et mère. S'il s'agit d'un remariage, les parents ne sont pas toujours mentionnés.

  • Le domicile des parents

  • Les professions des parents

  • Le consentement des père, mère, tuteur, curateur en cas de minorité du conjoint

  • Les renseignements donnés par le curé du conjoint qui ne se marierait pas dans sa paroisse

  • La date de délivrance des dispenses de parenté, obligatoire à partie de 1692, mais généralement mentionnée dès le XVI e siècle

  • Les références à un contrat de mariage

  • Les prénoms et noms des témoins

  • Les qualités, professions, domiciles et liens des témoins avec les conjoints

  • Les signatures du célébrant, des contractants, d'autres parents et amis ou marques de ces derniers.

 

Les actes de sépultures

L'acte de sépulture vous donnera les renseignements suivants :

  • La date de l'inhumation religieuse

  • Les prénoms et nom du défunt

  • L'âge, de manière aléatoire

  • La profession

  • La date de décès

  • Le lieu d'origine si le défunt n'est pas né dans la paroisse

  • Les prénoms et nom du père pour les enfants

  • Les sacrements ayant été, ou non administrés : pénitence, eucharistie, extrême- onction ; ondoiement pour les enfants mort-nés

  • Le lieu de sépulture : cimetière, église

  • Les prénoms et noms de deux témoins

  • Les professions, domiciles et liens de parenté des témoins avec le défunt

  • Les signatures du célébrant et des témoins s'ils savent signer.


Après l'étude de l'état civil et des registres paroissiaux, qui vous ont permis d'établir votre arbre généalogique, vous pourrez consulter d'autres documents qui vous permettront d'en savoir un peu plus sur la vie de vos ancêtres : les archives notariales, notamment.


Dominique

Voici une liste des sigles couramment utilisés par les généalogistes pour leur prise de notes ou dans leur correspondance avec d’autres généalogistes.

 

Naissance

b

baptême

°

naissance

P

père

M

mère

p

parrain

m

marraine

Fs

fils de

Fa

fille de

 

Mariage

X

mariage

X2

2e mariage

épx

époux

épse

épouse

psse

paroisse

lab

laboureur

md

marchand

Cm

contrat de mariage

Nre

notaire

T

témoins

 

Décès

+

décédé, décès

vf

veuf

vve

veuve

viv

vivant

ttt

testament

 

Dates

Ca

environ

/1789

avant 1789

1789/

après 1789

1789/1792

entre 1789 et 1792

7bre

septembre

8bre

octobre

9bre

novembre

Xbre ou 10bre

décembre

 

 

VEND

Vendémiaire

BRUM

Brumaire

FRIM

Frimaire

NIVO

Nivôse

PLUV

Pluviôse

VENT

Ventôse

GERM

Germinal

FLOR

Floréal

PRAI

Prairial

MESS

Messidor

THER

Thermidor

FRUC

Fructidor

 

Dominique

La révolution ayant fait de la France un état laïc, le calendrier révolutionnaire avait pour but d'effacer de la mémoire des Français le calendrier grégorien étroitement lié au christianisme.

David, Monge, Romme et Fabre d'Eglantine ont participé à l'élaboration de ce calendrier.

Il fut promulgué par décret le 24 octobre 1793.


Le début de la nouvelle ère en est fixé au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République qui devient le 1er vendémiaire AN I.


Chaque année est divisée en 12 mois de 30 jours + 5 jours complémentaires appelés « sans-culottides » qui rétablissent l'équilibre sur l'année.


Des tables sont nécessaires pour convertir une date du calendrier révolutionnaire en une date du calendrier grégorien.

A noter, que tous les logiciels de généalogie en sont pourvus.


L'année commence le 22 septembre.


Automne :

Vendémiaire

Mois de vendanges

septembre, octobre

Brumaire

Mois des brumes

octobre, novembre

Frimaire

Mois des frimas

novembre, décembre


Hiver :

Nivôse

Mois des neiges

décembre, janvier

Pluviôse

Mois des pluies

janvier, février

Ventôse

Mois des vents

février, mars


Printemps :

Germinal

Mois de la germination

mars, avril

Floréal

Mois des fleurs

avril, mai

Prairial

Mois des prairies

mai, juin


Eté :

Messidor

Mois des moissons

juin, juillet

Thermidor

Mois de la chaleur

juillet, août

Fructidor

Mois des fruits

août, septembre


Plus les jours complémentaires.

Le calendrier révolutionnaire sera définitivement aboli sous l'Empire, le 11 nivôse An XIV (1e janvier 1806).

 

Vous pouvez télécharger ici la Table de concordance entre le calendrier Républicain et le calendrier Grégorien.


Dominique