Ce jeudi 27 avril, bon nombre de nos adhérents partait pour la visite annuelle, devenue traditionnelle, vers le Petit Moulin des Vaux de Cernay. La route était presque libre et nous avons traversé de charmants villages, au cœur de la vallée de Chevreuse, parsemée de champs de colza, nous faisant oublier que nous étions seulement à une quarantaine de kilomètres de Paris.

 

ID551 01ID551 02Nous sommes accueillis par nos organisateurs, Françoise et Jean-Claude et la conférencière. Une matinée sur les traces des moulins sous étang, des peintres du paysage, soucieux de représenter la nature dans sa réalité, avec ses rus, ses étangs, ses chaos de grès éboulés, ses moulins blottis dans une forêt lumineuse plantée de nombreuses essences parmi lesquels le chêne, le charme et le châtaigner.

Ces peintres-là, de la « Colonie des peintres de Cernay » fuyaient Barbizon et son effervescence, profitant de ce nouveau moyen de locomotion qu’était le train. Ils appréciaient le calme et la beauté du site et découvraient la peinture sur le motif grâce à l’apparition des tubes de peinture, d’utilisation pratique. Léon Germain Pelouse (1838-1891), le chef de file de ce mouvement, découvrit Cernay en 1870. Un monument érigé en 1897, rappelle son influence.

Le joli musée du « Petit Moulin » nous a permis de confirmer ce que nous avions observé au cours de notre promenade, en nous relatant l’histoire géologique du site et en accompagnant, par le biais d'une vidéo, Guy de Maupassant, grâce à son carnet de voyage rédigé lors d’une visite de l’endroit ! Charmant !

Le déjeuner pris dans une auberge, presque « dans son jus » nous a régalés et revigorés. Après cette agréable pause, nous sommes partis à pied, à la découverte du château de La Celle- les-Bordes, tout proche.

ID551 03ID551 04Sur le seuil de la porte le propriétaire, qui se désigne « conservateur privé », nous accueille et présente sa demeure.

A l’intérieur,  cet amoureux du site nous retrace son histoire à grands traits.

Depuis 1363, les terres appartiennent à la famille de Harville. C’est Claude de Harville, protégé de Henri IV, qui fait construire le château en 1610 et pendant plus de trois siècles il restera dans cette famille. Après plusieurs successions, il reviendra à la Duchesse d’Uzès qui développe sa passion pour la vénerie, dont il reste d’ailleurs aujourd’hui une imposante collection de trophées : dans le grand escalier d’honneur et dans le grand salon dont le plafond est occupé par huit cents bois : ce qui ne manque pas d’être très impressionnant.

C’est en 2004 que Thierry Godet achète le château. Il nous offre en partage le lieu, ne cachant pas sa passion pour les objets d'art, qu’il semble souhaiter réunir jusqu’à satiété. Mobilier, tableaux, statues, tapis, mosaïques se côtoient, se marient dans une recherche permanente à se répondre.

Après deux heures de visite, le maître des lieux nous raccompagne, non sans nous avoir offert un rafraîchissement.

Voilà un homme qui ne peut que trouver ses journées trop courtes, tant il veut découvrir encore et encore…

Merci à lui , à Françoise et à Jean-Claude.

 

Danièle Houllemare

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