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L'entretien

Entretien de Dominique Aerts avec Georges Carminatit, 90 ans, le 05 mai 2011, dans la demeure de sa fille et de son gendre à Triel.

Je suis arrivé à Triel, de Gargenville à l’âge de 7 ans. Je suis né en 1921. Mon père était italien, de la région de Bergame. Il venait d’Italie pour trouver du travail à Paris. Quand j’étais jeune, j’habitais rue du Pavillon.

Sur la photo, je joue de l’accordéon sur un char fleuri mais je ne sais plus à quelle fête. J’animais Triel.

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Mon frère Raymond avait gagné au Tiercé et il a acheté un accordéon, c’était celui là, celui sur la photo. C’était un très bel accordéon, meilleur que celui que j’avais.

Il y avait des fêtes avec élection de la reine de Triel et mademoiselle Rousta qui était au magasin de chaussures, sur la rue Paul Doumer, vers l’église a été une fois élue reine.

Sur la photo, je dois avoir 35ans, c'est-à-dire les années 54-55.

J’ai appris l’accordéon en prenant un an de cours à Paris. J’ai joué chez Berton à Triel, à la place des notaires, à la gare. Je jouais avec mon frère qui était de la batterie. J’ai aussi joué à Vaux avec des musiciens de Paris et au dancing des Mureaux avec mon professeur. J’ai joué très souvent de 30 ans à 42 ans, pour les bals, les mariages, les communions, les fêtes. J’ai joué aussi à la salle Robert, au café des Grésillons. Le répertoire était celui de l’époque, tangos, valses.

ID320-05-Carminati-PublicitePour moi, c’était un dérivatif car je travaillais dans le bâtiment. Dans la famille, je n’ai pas connu de musiciens dans les générations précédentes.

Pendant la guerre, les bals étaient interdits. Çà ne rigolait pas. Je faisais des soirées au Pigeon Bleu. On a fait des bals clandestins. Il n’y avait pas beaucoup de distractions et les gens aimaient ça. J’ai donné des leçons d’accordéon et conseillé pour l’achat d’accordéons. C’est comme ça aussi que j’ai gagné de l’argent.

Plus récemment, M Quijoux, un de nos anciens maires, m’a demandé de jouer pour la fête du flan.

J’ai été cherché ma femme à Andrésy, ce n’était pas très loin.

ID320-01-Carminati-VigilanteJ’ai fait parti de la Vigilante. C’est M Georges Ciza, un menuisier qui habitait 129 rue Paul Doumer qui s’en occupait. C’était une société de gymnastique pour les jeunes et les adultes. On faisait des concours. On est allé plusieurs fois à L’Isle-Adam. J’ai commencé la gymnastique vers 15 ans. On en faisait chez Esbrat, l’hôtel du commerce, à l’angle de la rue de l’Hautil et de la rue Paul Doumer, au n° 190 – 192 rue Paul Doumer, qui a été démoli et remplacé par une résidence. Il y avait une salle en haut.

Il y avait quatre fêtes par an, à Pissefontaine, vers mai, la première, à côté de chez Bagros,

place des Marronniers, l’actuel place Foch, sur la rive gauche, à côté de chez Véronique Sanson, en septembre et la dernière à l’Hautil.

Mon père a construit la grande maison en meulière, en face du 21 av. de Poissy, du garage Peugeot. J’ai habité là jusqu’à mon mariage puis marié, rue Pasteur.

Mon père avait une belle clientèle, il en a construit des maisons. Carminati, dans le bâtiment, c’est connu.

Moi, j’ai travaillé dans la construction, les travaux publics, la maçonnerie.

Je vais te jouer un peu d’accordéon, …

ID320-02-Carminati-Accordeon et sa femme

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