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René Tanzilli  parisien de naissance, est arrivé à Triel avec ses parents en 1938. Il a gardé de très bons souvenirs de son enfance trielloise, ses copains avaient pour nom : Zeudzius, Mallasigné, Paris, Dauvergne…

 Sa vie professionnelle l’a conduit près de Lyon  et à l’occasion de la visite en France de sa fille Julia, avec son compagnon Egyptien Ahmed, (ils vivent Au Caire), il a projeté de leur faire visiter sa ville d’origine.

Après la découverte de Paris, voilà nos visiteurs arrivés à Triel.

Notre église surprend par le travail de la pierre et par son architecture particulière liée au chœur franchissant la rue ; L’ensemble est empreint de sérénité et de paix aux yeux du Cairotte habitué au bruit de la ville grouillante d’activités. Nos trois visiteurs montent ensuite vers le cimetière. Ahmed, est admiratif du site : les couleurs sont flamboyantes, les tombes et l’abondance de fleurs qui les ornent, donnent au lieu une certaine attirance : on doit avoir envie de venir ici, pense-t-il, c’est un lieu de paix et de recueillement ; en Egypte les cimetières sont tristes, le sable s’infiltre partout, les plantes sont sèches, l’endroit est terne, peu accueillant.

Puis c’est la montée vers la forêt de l’Hautil en voiture. Ahmed demande à descendre pour mieux profiter de ce qu’il découvre : il n’y a pas de forêt en Egypte… Là,  il est saisi par le calme, l’odeur du sous-bois l’étonne, il demande à s’asseoir dans l’herbe si verte, le chant des oiseaux l’enthousiasme, il pourrait lui semble-t-il, rester des heures sans s’ennuyer à regarder, écouter, explorer. Il ne connaît rien de semblable.

Vient ensuite la descente vers la carrière « La Bérangère »,  M. Tanzilli raconte alors l’épisode de la guerre en 1944,  lorsque la population trielloise s’est réfugiée là. L’évocation de ce passé l’attriste, cela a dû être une période bien difficile et marquante pour ceux qui l’ont vécue.

 Il reste maintenant à découvrir la rive gauche de la Seine ; passé le pont, ils descendent la berge jusqu’au chantier naval Mallard. Ahmed et Julia admirent les péniches amarrées le long du fleuve. Ces bateaux, ainsi que ceux qui naviguent, sont tellement différents de ceux connus en Egypte ! l’eau lui semble claire, propre … Au garage à bateaux, les gens rencontrés sont très accueillants, disponibles pour bavarder. Quelle différence avec l’ambiance ressentie à Paris ! Plus loin, un photographe réalise un reportage en souvenir d’un mariage. La scène est plaisante à regarder, avec en fond le paysage verdoyant de notre cité.

La visite s’achève. Je pense que chacun de ces visiteurs gardera un très bon souvenir de ce passage à Triel et bien qu’ils aient réalisé le même itinéraire, l’impact sera différent. Certainement qu’Ahmed se souviendra avec émotion de notre forêt de l’Hautil.

Danièle Houllemare

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