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Elle suit le tracé de la sente rurale n° 63 dite des Hublins, nom du lieudit qui s’étend jusqu’à la rue Galliéni. Cette sente sépare les lieudits des Hublins et des Temporêts.

 

Après la guerre de 1914-1918. le conseil municipal décida d’honorer les combattants et notamment certains Triellois morts au combat. C'est ainsi que furent baptisées:

 

Georges MARTIN, né le 3 février 1890 à Saint-Germain-en-Laye, soldat de 2e classe au 5ème régiment d’infanterie, fut tué au combat le 13 septembre 1914 (au lendemain de la bataille de la Marne) à Godat (Marne).

 

Son frère, Lucien MARTIN, né le 13 décembre 1887 à Saint-Germain-en-Laye, soldat de 2e classe au 39e régiment d’infanterie, disparut au cours d’un combat le 16 février 1915 à Cauroy-lès-Hermonvile, au nord-ouest de Reims (Marne).

 

La famille MARTIN tenait un café restaurant à l’angle de la rue Paul Doumer et de la rue de

l’Hautil (actuelle agence immobilière).

 

Le coteau des Hublins, des Temporêts, des Biaunes... fut, pendant des siècles, couvert de vignobles. Au XIe siècle, le roi Louis VI le Gros appréciait paraît-il particulièrement le vin de ce coteau!

 

Au début du XXe siècle, les vignerons durent transformer leurs vignobles en vergers, d’abricotiers en particulier, et en potagers, les fruits et les légumes étant livrés par des voitures à cheval, toutes les nuits aux halles de Paris.

Pendant la guerre de 1914-1918, leurs époux étant sous les drapeaux, les paysannes de Triel, et surtout de Pissefontaine, furent souvent obligées, pour survivre, de vendre des parcelles de terre à des bourgeois de Paris.

 

Après le chalet suisse, rue des Temporêts, première maison construite sur le coteau, de nombreux pavillons, en meulière tirée sur le plateau de l’Hautil, firent leur apparition: rue Galliéni, rue Saint-Marc... Alors qu’autrefois la meulière des murs des jardins et des maisons était ravalée de plâtre, elle resta apparente dans les maisons datant d’entre les deux guerres mondiales. Après 1944, la construction reprit mais la meulière, trop chère à exploiter et à utiliser, fut remplacée par la pierre de Vigny, plus blanche, et surtout par la brique creuse et le parpaing.

 

En 1974, l’avenue des frères Martin, jusque là empierrée, boueuse l’hiver et poussiéreuse l’été, fut enfin aménagée avec des trottoirs. Une première partie, plus large, l’avait déjà été bien plus tôt, de la rue des Hublins à la rue des Biaunes.

 

Curieusement, l’avenue devint rue des frères Martin et la ravinière des Hublins hérita du nom de rue des Hublins.

 

Les pavillons du quartier, souvent résidences secondaires de « Parisiens » à leur début, accueillirent peu à peu leurs propriétaires, de façon définitive, au moment de leur retraite. A partir des années 1960, les nouvelles maisons furent presque toutes conçues comme résidences principales.

 

La rue des Frères Martin en mars 1968

 

A ce recensement, on y compte 35 maisons dont 6 résidences secondaires. Les 29 résidences principales accueillent 81 habitants (2,79 par résidence en moyenne):

 

  • 6 personnes seules

  • 8 couples

  • 5 familles de trois personnes, en général un couple avec un enfant

  • 6 familles de quatre personnes, les parents et deux enfants

  • 4 familles de cinq personnes, les parents et trois enfants


Robert B.

 

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