LA MAIRIE-ECOLE

Localisation

Historique

Avant la révolution, la mairie de Triel se confondait avec l'Auditoire, sorte de tribunal local où se rendait la justice seigneuriale. Elle se trouvait à côté de la maison des prêtres et de l'école, entre le presbytère actuel et le Parc municipal, dans un bâtiment bordant la route, sur une portion du jardin du château.

En 1748, on fit déplacer l'Auditoire dans une maison de la Grande Rue (actuelle rue Paul Doumer), à l'angle de la rue du Dé. Dans les archives municipales, on ne retrouve trace du bâtiment municipal qu'en 1853. Son emplacement était celui de la Place Armand Badaire, et sa façade donnait sur la rue Aubray, petite voie qui reliait l'actuelle rue de l'Hautil, à la rue de la Gare. Il est vraisemblable que la Maison Commune ait été déplacée, peut-être à plusieurs reprises entre 1800 et 1853.

En 1853, le bâtiment comprenant à la fois la mairie et l'école des garçons était dans un état d'insalubrité avancée et à la suite de plusieurs réclamations de la part du Conseil de la Salubrité Publique, il fut décidé la réfection complète du bâtiment. Une commission municipale spéciale fut crée. Une imposition extraordinaire fut votée pour constituer un fonds de réserve placé au Trésor Public.

En 1855 la Commission proposa l'achat d'un terrain, contiguë à la place communale et situé le long de la rue du Bac (actuelle rue du Pont). Comme le décrit le document de l'époque, « le projet comprend une Mairie complète, une école spacieuse, un logement de Secrétaire de Mairie et un autre d'instituteur, un préau couvert pour les enfants, une remise pour la pompe, un Corps de Garde, une chambre de Sécurité et une morgue, en laissant encore libre un terrain assez étendu pour le jardin de l'instituteur. »

L’adjudication des travaux eut lieu le 16 mai 1856, jour de la naissance du prince impérial et la première pierre fut posée le samedi 14 juin 1856 à 13 heures, jour de son baptême.

Depuis sa construction en 1856, la mairie n’avait connu aucun changement notable. C’est en 1971 que de grands travaux de réfection et d’agrandissement furent entrepris, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La toiture fut entièrement refaite en avril 1972, au détriment du campanile d’origine, qui n’évita pas la démolition...

Quarante ans plus tard, une nouvelle salle des commissions est édifiée sur la terrasse et l’accessibilité PMR réalisée. La façade est modifiée par la même occasion.

TMH – novembre 2015