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HOSPICE ET CHAPELLE SAINTE-ANNE

Localisation

Historique

D’après le cartulaire de l’Hôpital datant du XVIIe siècle conservé aux archives municipales, le lieu était primitivement propriété du Prieuré des Saints Innocents, qui dépendait de l’Abbaye de Fécamp, collateur du Prieuré. Supprimé en 1707 par ordonnance d’extinction signée de l’archevêque de Rouen, le site fut réutilisé en 1712 pour permettre le transfert de l’Hôpital royal créé en 1674 par Monsieur, Philippe d’Orléans, frère du Roi Louis XIV et son épouse Madame Elisabeth Charlotte, Princesse palatine du Rhin.
Le décret de Jacques Nicolas COLBERT, Archevêque de Rouen, Primat de Normandie, daté du 3 janvier 1707, précise que les pensionnaires y trouveraient « un lieu très sain, très commode, très convenable aux pauvres malades tant par ses bâtiments, cours, jardins en belle situation, qu’à cause de la chapelle où les convalescents pourront entendre la sainte messe. »
Cette chapelle semble être d’époque romane, si l’on en juge par son architecture, notamment les ouvertures et les deux piliers latéraux ornés de chapiteaux ouvragés qui marquent la fin de la petite nef et le début du chœur, qui possède, lui, une voûte en berceau peinte.
Ces caractéristiques nous ont amené à déposer une demande de protection auprès de la DRAC Ile de France en novembre 2011. La commission des sites a statué favorablement en juillet 2013 et l’arrêté préfectoral du 11 décembre 2013 précise :
« Que les chapiteaux de la Chapelle Sainte Anne, vestiges de l’ancien prieuré et datant environ du début du XIIe siècle, présentent au point de vue de l’histoire et de l’art, un intérêt suffisant pour en rendre désirable la préservation, en raison d’une part de leur facture, de leur ancienneté et de leur rareté, d’autre part de leur intérêt de l’histoire de l’architecture religieuse et de son développement en Ile de France ; Arrête : Article 1er : est inscrite au titre des Monuments historiques, en totalité, la Chapelle Sainte Anne sise rue Charles Dupuis, à Triel-sur-Seine (Yvelines)... »
TMH – novembre 2015